De um corpo tão gentil como profano : um arquivo jurídico sobre as prostitutas no Brasil (1940-2012)
Ano de defesa: | 2017 |
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Autor(a) principal: | |
Orientador(a): | |
Banca de defesa: | |
Tipo de documento: | Tese |
Tipo de acesso: | Acesso aberto |
Idioma: | por |
Instituição de defesa: |
Universidade Federal de São Carlos
Câmpus São Carlos |
Programa de Pós-Graduação: |
Programa de Pós-Graduação em Linguística - PPGL
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Departamento: |
Não Informado pela instituição
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País: |
Não Informado pela instituição
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Palavras-chave em Português: | |
Área do conhecimento CNPq: | |
Link de acesso: | https://repositorio.ufscar.br/handle/20.500.14289/9437 |
Resumo: | Cette thèse de doctorat s‟inscrit dans le cadre de l‟analyse française de discours et instaure une réflexion sur les modalités de la construction historique, dans l‟archive juridique brésilienne, du concept de « prostituée », en regard de sa relation avec le corps. Nous observons comment cette construction fait actuellement l‟objet de re-significations et supporte concomitamment les effets de mémoire des périodes antérieures : les énoncés entrent dans un régime de formation et de transformation, de mémoire, d‟appropriation, de mutations discursives. Au cours de ces dernières années, plusieurs lois concernant les femmes ont en effet émergé dans l‟archive juridique brésilienne (le statut de la femme mariée, la loi Maria da Penha, la loi sur le féminicide, etc.) et leur ont conféré des droits et une protection juridique. D‟emblée, une question intrigante se posait : comment certaines femmes (les prostituées) ontelles été objectivées dans l‟archive juridique, sur la base de leur corps et de leurs pratiques ? La problématique de la recherche se formule alors de la manière suivante : comment le discours juridico-légal, sur une période de « durée moyenne » (BRAUDEL, 1978), de 1940 à 2012, au Brésil, et dans son engendrement avec d‟autres domaines de connaissance, produit-il des vérités sur le corps de la prostituée ? Notre hypothèse de recherche est que des politiques de contrôle du dire et surtout d‟incitation au dire sur la sexualité ourdissent la trame du discours juridique. Les dires sur la prostituée suivront ainsi la trame du discours du droit sur son corps, en lui conférant un « effet de réel » et de vérité. En d‟autres termes, le corps sera considéré comme un objet discursif, et, dans une grande mesure, sémiologique (SARGENTINI ; CURCINO ; PIOVEZANI, 2011) : il est doté de signifiés et d‟effets de sens ourdis par le discours. Il s‟agit ainsi, pour chaque temporalité historique, de comprendre les énonciabilités possibles sur la prostituée et son corps, dans l‟engendrement du savoir juridique avec d‟autres discours qui le déterminent et le construisent. Le cadre théorique de la recherche se fonde sur les études inaugurées par Jean-Jacques Courtine pour la sémiologie historique du corps (2013 ; 2011 ; 1988), sur les considérations de Foucault dans la Vérité et les formes juridiques (2002) et l‟Archéologie du savoir (2013a), entre autres. L‟étude suit une méthodologie archéologique et le concept même d‟archive (FOUCAULT, 2013a), qui se composera d‟énoncés législatifs et d‟autres divers, l‟ensemble configurant un « domaine associé ». De surcroît, par le biais des mises à jour et de la nouveauté au sein de la répétition, nous cherchons à saisir comment les énoncés à propos du corps de la prostituée entrent dans un régime d‟événement discursif (FOUCAULT, 2013a ; GUILHAUMOU et MALDIDIER, 2004). Enfin, nous en venons à la thèse que le corps de la prostituée est utopique (FOUCAULT, 2013b), car il s‟inscrit invariablement dans un autre lieu – et se montre donc inappréhensible pour le droit. Le corps de la prostituée est l‟espace hétérotopique du désir, des fantaisies, mais aussi un lieu où le droit peut établir des règles et intervenir ponctuellement et directement. |