Espaço-tempo e memória : a subjetividade em Le temps retrouvé, de M. Proust

Detalhes bibliográficos
Ano de defesa: 2008
Autor(a) principal: Karam, Henriete
Orientador(a): Bernd, Zilá
Banca de defesa: Não Informado pela instituição
Tipo de documento: Tese
Tipo de acesso: Acesso aberto
Idioma: por
Instituição de defesa: Não Informado pela instituição
Programa de Pós-Graduação: Não Informado pela instituição
Departamento: Não Informado pela instituição
País: Não Informado pela instituição
Palavras-chave em Português:
Link de acesso: http://hdl.handle.net/10183/29557
Resumo: La thèse a comme corpus Le temps retrouvé, de Marcel Proust, et se propose d’aborder la subjectivité dans son articulation avec l’espace-temps et la mémoire, au travers des représentations du corps et de la sensorialité. Trois questions, identifiées au texte proustien, en constituent les prémices: (a) la notion d’identité confrontée aux images multiples et successives du moi; (b) l’importance du corps et de la sensorialité dans l’interaction entre le moi et le monde; et (c) la représentation et l’expression du moi, qui par l’intermédiaire du récit de la totalité des expériences vécues, recherche la construction d’une unité du sens. Relativement à ces questions, nous postulons que – sur le fondement des directions théoriques et méthodologiques du modèle sémiotique analogue-digitale développé par D. del Pino – que l’importance avec laquelle la subjectivité et le corps ont été réintégrés dans le discours de la majorité des sciences humaines; l’impossibilité de concevoir, après la révolution induite par les théories de la relativité et de la mécanique quantique, le temps comme une entité isolée de l’espace; parallèlement, le statut de liminarité, tant de la mémoire que de la subjectivité, proposent des voies spécifiques de lecture, d’analyse et d’interprétation de l’oeuvre. A partir de ces présupposés, la conscience du corps, l’image du moi et la signification du sujet sont analysés à la lumière de la phénoménologie et de la psychanalyse; le rôle du corps et de la sensorialité dans les opérations complexes d’appréhension et de la représention de soi et du monde; le concept d’espace-temps, ainsi que les notions heidegerriènes d’«être-aumonde » et de «temporalité originaire»; le récit du moi et la construction identitaire. Par l’analyse, au travers du discours, des aspects relatifs à l’instance narrative et, au niveau diégétique, de la continuité du moi, fondée entre l’espace-temps et la mémoire, on cherche à démontrer le caractère spatiotemporel des représentations avec lesquelles le Narrateur-Protagoniste du Le temps retrouvé relate la singularité de ses propres expériences preuve que son récit est la construction d’une unité de la conscience de soi, dans laquelle est impliquée la nature analogique de la relation moi-monde.